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Lesmeilleures offres pour Carte Yu-Gi-Oh- Aile Noire, Vent d'argent le Suprême - SOVR FR041 - Ultimate 1st sont sur eBay Comparez les prix et les spécificités des produits neufs et d'occasion Pleins d'articles en livraison gratuite! 1Virus Épidémique D'Éradication. Extra Deck (13) 1 Assaut Aile Noire Onimaru le Tonnerre Divin. 1 Aile Noire - Maître Complet des Armures. 1 Aile Noire - Vent d'Argent le Suprême. 1 Dragon Ailes Sombres. 1 Dragon Poussière D'Étoile. 2 Aile Noire - Maître Des Armures. 1 Dompteur Aile Noire – Joe Faucon Obsidienne. Veuillezvérifier cette page pour voir les règles officielles de Yu-Gi-Oh! TCG pour {0}. Vous pouvez également rechercher des Decks contenant cette carte. La Base de Données de Cartes Yu-Gi-Oh! TCG est un Site officiel de Konami pour Yu-Gi-Oh! Jeu de Cartes à Jouer. adore ~, joli, yeux verts, brise, adorable, magie, aile, femmes, doux, floral, lutin, fantaisie, amour, anime, royalties, fleurs, beauté, fille animée, gemmes Tomes[] Tome 1 : Descente aux enfers [] Sur le grand continent d'Alnilam, la menace descendit des hauts plateaux du Nord.Les quatre royaumes qui s'étendaient au pied des falaises furent les premiers à être dévastés. Afin de stopper cette invasion, les Chevaliers d'Antarès furent créés et divisés en quatre garnisons : les Chimères, les Basilics, les Salamandres et les Manticores. nonton film night in paradise sub indo. Voici le Deck de Yusei Fudo passéMONSTRE 1 Drille Synchronique 1 Guerrier Forteresse2 Guerrier au Gants de Force3 Robot Synchronique1 Dévoreur de Niveau2 Guerrier Maximum3 Hors-la-loi Synchronique3 Hérisson à Boulons 1 Guerrier au Bouclier2 Ptérosaure Bouclier1 Bip Bip2 Guerrier de Célérité1 Casserole de Réglage MAGIES 2 Eruption des Ténèbre1 Esprit de Combat1 Tornade Géante1 Vortex Foudroyant 1 Typhon d’Espace Mystique1 Un pour Un1 Destruction Terrestre 1 Epée de Révélation de la LumièrePIEGE 1 Trappe sans Fond1 Appel de l’être Hanté 1 Pioche de Défense2 Résurrection Angélique1 Inverseur de Limite1 Force du Miroir 1 Epouvantails de Ferraille1 Force Spirituelle EXTRE DECK 2 Guerrier Colossal2 Guerrier Foreur3 Robot Archer2 Robot Guerrier2 Guerrier Nitro2 Guerrier Turbo2 Guerrier de la RouteRAPPELles CPU joue avec la ban 2009Voici son Deck NormalMONSTRES 3 Gardna Spectral3 Espion des Protecteur du Tombeau 1 Robot Hyper Synchronique3 Dragon Majestueux3 Guerrier de la Vallée de Brume2 Rose Guerrière de la Vengeance2 Ptérosaure Bouclier3 Xialong Poussière d’Etoiles MAGIE 1 Control Cérébral 1 Eruption des Ténèbre1 Esprit de combat1 Tornade Géante1 Vortex Foudroyant 1 Typhon d’Espace Mystique1 Bouc Emissaire 1 Destruction Terrestre1 Epée de Révélation de la LumièrePIEGES 2 Trappe sans Fond1 Appel de l’Etre Hanté 1 Pioche de Défense2 Pot de Vin du Temple Maudit2 Tornade de Poussière1 Force du Miroir3 Epouvantail de Ferraille1 Hommages TorrentielsEXTRA DECK 3 Dragon Poussière d’Etoiles 3 Dragon des Etoiles MajestueuxSon Deck turboMONSTRE1 Dragon des Ruines2 Gardna Spectral3 dragon Majestueux3 Guerrier de la Vallée de Brume2 Hérisson à Boulons3 Rose, Guerrière de la Vengeance 3 Ptérosaure Bouclier3 Xialong Poussière d'EtoilesMAGIE DE VITESSE3 MV Accélération d'Invocation2 MV Sceptre Angélique1 MV Violent Orage2 MV VariationPIEGES2 Trappe sans fond1 Appel de l'Etre Hanté2 Pot-de-Vin du Temple Maudit2 Tornade de Poussière1 Force du Miroir3 Épouvantail de Ferraille1 Hommage TorrentielEXTRA DECK 3 Dragon Poussière d’Etoiles 3 Dragon des Etoiles MajestueuxVoici le deck de jackpassé MONSTRE3 Dragon Étincelant2 Pendulier de Combat3 Dragon Blizzard3 Diapason des Ténèbres1 Archédémon Dément 3 Dragon Magma1 Ogre de la Tristesse de Sang1 Sangan2 Dragon Tornade1 Guerrier au Double Bouclier3 Dragon CruelMAGIE1 Control Cérébral 1 Violent Orage1 Vortex Foudroyant 1 Typhon d'Espace Mystique1 Bouc Émissaire1 Destruction Terrestre 3 Écrasement Destructeur1 Épée de Révélation de la LumièrePIÈGES2 Trappe sans fond2 Pot-de-Vin du Temple Maudit1 Force du Miroir1 Rugissement d'Orgueil 1 Sortilège de l'Ombre1 Hommage TorrentielEXTRA DECK3 Dragon Ailé Seigneurs des ExplosionSon Deck normal2 Dragon Étincelant2 Pendulier de Combat3 Dragon Blizzard3 Diapason des Ténèbres1 Ogre de la Tristesse de Sang1 Sangan2 Dragon Tornade3 Dragon Cruel1 Gurnika de la Cloche de Feu3 Guerrier de la Vallée de BrumeMAGIE1 Control Cérébral 1 Violent Orage1 Vortex Foudroyant1 Control Mental1 Typhon d'Espace Mystique1 Bouc Émissaire1 Destruction Terrestre3 Écrasement Destructeur 1 Épée de Révélation de la LumièrePIÈGE2 Trappe sans fond2 Pot-de-Vin du Temple Maudit1 Force du Miroir2 Rugissement d'Orgueil 1 Hommage TorrentielSon deck turboMONSTRE1 Dragon Étincelant3 Pendulier de Combat3 Dragon Blizzard3 Diapason des Ténèbres2 Dragon Majestueux3 Guerrier de la Vallée de Brume1 Ogre de la Tristesse de Sang1 Sangan2 Dragon Tornade3 Dragon CruelMAGIE DE VITESSE MV 1 MV Controle Cérébral1 MV Violent Orage1 MV Monster Reborn1 MV Bouclier Humain2 MV Écrasement Destructeur1 MV Fin d'Orage1 MV Hyper Turbo1 MV Un pou Un1 MV Destruction TerrestrePIEGE1 Tappe sans fond1 Appel de l'Être Hanté1 Pot-de-Vin du Temple Maudit2 Inverseur de Limite1 Lignée de Destruction1 Force du Miroir1 Rugissement d'Orgueil1 Hommage TorrentielEXTRA DECK3 Dragon Rouge Archédémon3 Dragon Ailé seigneur des Explosion3 Dragon Rouge MajestueuxVoici le deck De Crow Hogan PasséMONSTRE2 Aile Noir,la Tempête d'Extrême Nord3 Aile Noir,bora la Lance1 Aile Noir,Elphin le Corbeau Funeste3 Aile Noir,Foen la Chaine de Fer2 Aile Noir,Kalut l'Ombre de la Lune3 Aile Noir,Mistral le Bouclier d'Argent3 Aile Noir,Shura la Flamme Bleu1 Aile Noir,Sirocco l'Aube2 Corbeau Tourbillon Noir2 Éruption des Ténèbres1 typhon d'Espace Mystique3 Attaque Tourbillonnante de Rapace1 Destruction Terrestre PIÈGE1 appel de l'Etre Hanté2 Corbeau Delta-Anti Retournement1 Tornade de Poussières 2 Flèche d'Ebène 3 Plume de Duplication1 Attaque d'Icare2 Paralysateur de Pièges EXTRA DECK3 Aile Noir,Maitre des ArmureSon deck normalMONSTRE 3 Aile Noire,Blizzard la Tempête d'Extrême Nord3 Aile Noire,Bora la Lance1 Aile Noire,Elphin le Corbeau Funeste1 Aile Noire,Mistral le Tourbillon3 Aile Noire,Kalut l'Ombre de la Lune2 Aile Noire,Mistral le Bouclier d'Argent3 Aile Noire,Shura la Flamme Bleu2 Aile Noire,Sirocco l'Aube1 Aile Noire,Vayu l'Etendard de la Justice1 Corbeau Tourbillon Noir1 Control Cérébral3 Éruption des Ténèbres 1 Control Mental1 Zone de Plasma Mystique 1 Typhon d'Espace Mystique1 Destruction Terrestre PIÈGES3 Corbeau Delta-Anti Retournement1 Tornade de Poussières1 Flèche d'Ebène3 Attaque d'Icare 1 Paralysateur de PiègesEXTRA DECK3 Aile Noire,Maitre des Armures3 Aile Noire,Arsenal Aérien3 Aile Noire,Vent d'argent le Suprême Son deck TurboMONSTRE1 Canard Supersonique 2 Aile Noire,Blizzard la Tempête d'Extrème Nord2 Aile Noire,Bora la Lance2 Aile Noire,Elphin le Corbeau Funeste3 Aile Noire,Foen la Chaine de Fer1 Aile Noire,Kalut l'Ombre de la Lune3 Aile Noire,Mistral le Bouclier d'Argent1Aile Noire,Shura la Flamme Bleu1 Aile Noire,Sirocco l'Aube2 Corbeau Garunda, l'Esprit du Vent1 Tireur SupersoniqueMAGIE DE VITESSE MV 1 MV Accélération de Pioche2 MV Sceptre Angélique 1 MV le Livre de la Lune1 MV Coeur Ténébreux 1 MV Tornade Géante1 MV Sarcophage Doré 2 MV Recharge1 MV Destruction de Bouclier2 MV Réglage 1232 MV Tourbillon1 MV Brise RouesPIÈGES1 Corbeau Delta-Anti Retournement2 Flèche d'Ebène2 Plume de DuplicationEXTRA DECK 3 Aile Noire,Maitre des Armures3 Aile Noire,Arsenal Aérien3 Aile Noire,Vent d'argent le Suprême Voici son seul deckMONSTRE3 Planchon Morphtronique 3 Transiston Morphtronique3 Téléphone Morphtronique3 Magnéton Morphtronique3 Radion Morphtronique2 Télécommande Radion Morphtronique3 Microscope Radion MorphtroniqueMAGIE1 Destruction et Pioche3 Perceuse et Tronçonneuse 1 Vortex Foudroyant1 Limiter Removal2 Accélérateur Morphtronique2 Plan Morphtronique1 Piolet de Puissance 1 Roquette Autoguidée PIEGE 1 trappe sans fond1 Colère Divine1 Force du Miroir1 Transmorphisme2 Prison Morphtronique2 Champ de force Morphtronique1 Jugement Solennel EXTRA DECK Dragon ElectromécaniqueDeck Akiza izinskiMONSTRE3 Lion Botanique 1 Plante Mimétique1 Fruitier des Ténèbres1 Plante Carnivore Géante2 Floraison de Feu3 Seigneur Poison1 Tomate Mystique3 Tytannial, Princesse des Camélias 2 Sorcière Violette 3 Chevalier de la Rose du Crépuscule 2 Sorcière de la Rose NoireMAGIE2 Jardin Infernale 1 Control Cérébral1 Tempête de Parfum1 Violent Orage1 Vortex Foudroyant2 Sceau de la Rose 1 Control Mental2 Fertilisant Miracle1 Typhon d'Espace Mystique1 Bouc Émissaire1 TourbillonPIÈGES1 Trappe sans fond1 Prison Dimensionnel 2 Abime de Calamité 1 Hommage Torrentiel EXTRA DECK1 Dragon Rose Noir3 Reine des Épines Son deck TurboMONSTRE1 Lion Botanique 1 Plante Mimétique 1 Dandelion 1 Gigaplante1 Haie de Défense 2 Floraison de feu3 Seigneur Poison1 Amaryllis Phénix1 Graine Phénix3 Tytannial, Princesse des Camélias 3 Chevalier de la Rose du Crépuscule 2 Tortue OVNI1 Sorcière Violette 2 Sorcière de la Rose NoirMAGIE DE VITESSE MV1 MV Control Cérébral2 MV Contrôleur d'Ennemi 1 MV Sarcophage Dorée 1 MV Coup du Marteau1 MV Violent Orage1 MV Control Mental1 MV Monster Reborn1 MV Raigeki 1 MV Bouc Émissaire 1 MV Bourse des ÂmesPIÈGES1 Appel de l'Etre Hanté2 Dispositif d'Evacuation Obligatoire 2 Tornade de Poussières1 Prison Dimensionnel1 Force du MiroirEXTRA DECK1 Dragon Rose Noir3 Reine des ÉpinesDeck LunaVoici son deck avec Ancien Dragon FéeriqueMONSTRE2 Un Chat de Mauvaise Augure 3 Maitre du Chaos1 Fées Dansantes1 Babouin Vert,Protecteur de la Forêt3 Kuribon1 Masque des Ténèbres3 Alpha Leonis 1 Unicorne du Soleil3 Pixie Enchanté 2 Airbel, Sabre XMAGIE1 Permutation de Créature1 Typhon d'Espace Mystique1 Vortex Foudroyant2 Colisée Sauvage1 Destruction Terrestre2 Voleur d'esprit 1 Épée de Révélation de la Lumière1 Evolution InstablePIÈGES3 Effet Secondaire 3 Guérison Obscure3 Coupon Cadeaux3 les Chemins de la DestinéEXTRA DECKAncien Dragon Féerique Son deck sans Ancien Dragon Féerique MONSTRE3 Maitre du Chaos2 Fées Dansantes 2 Roi des Fées Truesdale2 Babouin Vert, Protecteur de la Fôret3 Kuribon1 Koala des Mers3 Esprit de la Brise3 Unicorne du Soleil3 Pixie Enchantée3 Fée des BoisMAGIES3 Forêt Ancienne 2 Secours d'Urgence 1 Typhon d'Espace Mystique1 Tornade Géante1 Corne de l'Unicorne1 Vortex Foudroyant 1 Destruction Terrestre1 Typhon d'Espace Mystique1 Libération de la Nature SauvagePIÈGES1 Echange d'Ame de Bête1 Fée du Vent1 Force du Miroir1 Halo de Pixie EXTRA DECKRien du toutVoici le deck de Kalin quand il fait partit des Exécuteur Monstres2 Zombie Cuirassé2 Chevalier sans Tête1 Dragon Chasseur2 Baron de l'épée Infernale1 Comte Déchu2Marauseur Vorse2 Newdoria2 Sangsue2 Assassin des Ténèbres2 Émissaire Post-Mortem1Patricien des Ténèbres2 Loup de Guerre Noir-D'encreMagies2 Invitation des Ténèbres1 Enterrement d'une Autre Dimension1 Onde glacé2 Flammes du Jugement Dernier1 Sarcophage doré1 Goule Fossoyeur1 Bourse des Âmes1 Voleur d'Esprit2 TourbillonPièges2 Bombe Tombale1 Vendeur de Cercueils2 Illusion des Ténèbres1 Brouilleur de Destruction1 Gamble1 Offrande SuprêmeVoici son Deck turbo quand il est Dark SignerMONSTRE2 Double Coston2 Esprit de la Terre Immortel,Capac Apu3 Archédémon Enfernité 2 Bête Enfernité1 Destructeur Enfernité2 Nain Enfernité2 Gardien Enfernité3 Nécromancien Enfernité2 Chasse ciel FantômeMAGIE DE VITESSE1 Magie de Vitesse-Control Cérébral2 Magie de Vitesse-Sanctuaire du Démon2 Magie de Vitesse-Flammes du Jugement Dernier1 Magie de Vitesse-Violent Orage1 Magie de Vitesse-Typhon d'Espace Mystique1 Magie de Vitesse-Sceptre de Puissance1 Magie de Vitesse-Destruction Terrestre1 Magie de Vitesse-Bourses des ÂmesPIÈGES2 Trappe sans fond1 Transfert de Dommage 1 Amulette des Abysses1 Force de l'Enfernité1 Impulsion Extrême1 Force du Miroir3 Spectre ZomaEXTRA DECK3 Dragon au Cent YeuxDeck DevackVoici son seul Deck NormalMONSTRE3 Gorille Enragé 2 Diapason des Ténèbres3 Esprit de la Terre Immortel, Cusillu2 Babouin Vert,Protecteur de la Forêt3 Rat Géant2 Chien Enragé des Ténèbres3 Momonga Agile 3 Kong Voltaïque MAGIE1 Onde Glacée1 Tornade Géante1 Flammes du Jugement Dernier3 Mausolée de l'Empereur1 Typhon d'Espace Mystique1 Forêt Spirituelle1 Destruction Terrestre2 Terra Formation2 Libération de la Nature SauvagePIÈGES2 Echange d'âmes de Bête 1 Appel de l'Etre Hanté 1 Pot-de-Vin du Temple Maudit1 Colère Divine1 Force du MiroirEXTRA DECK3 Zeman, Roi des Singes DémoniaqueDeck RomanIl n'a qu'un deck normalMONSTRE2 Araignée des Ténèbres 3 Esprit de la Terre Immortelle Uru2 Araignée des Cavernes1 Araignée Espion3 Jirai Gumo 2 Arlequins Psy1 Insecte Mangeur d'Homme2 Tomate Mystique1 Zombie Épidémique2 Araignée du Sacrifice2 Araignée Sniper2 Pinch HopperMAGIE2 Tornade des Esprit de la Terre1 Tornade Géante1 Vortex Foudroyant3 Mausolée de l'Empereur 1 Bouclier Humain1 Typhon d'Espace Mystique1 Terra Formation1 Sanctuaire Verdoyant 1 Toile d'Araignée PIÈGES1 Fil de Chasse 2 Fisssure des Esprit de la Terre3 Larve d'AraignéeEXTRA DECK3 Arrachée SouterraineLe deck de Carly quand vous avant terminer l'histoireMonstres3 Catoblepas et la Sorcière du Destin3 Ténèbra, Demoiselle de Fortune2 Gaïa, Demoiselle de Fortune3 Furie, Demoiselle de Fortune3 Lumina, Demoiselle de Fortune2 Ondine, Demoiselle de Fortune3 Zéphyria, Demoiselle de FortuneMagies3 Futur de Fortune3 Vision du Futur1 Vortex Foudroyant1 Typhon d'Espace Mystique1 Un Pour Un3 Solidarité3 Terra FormationPieges2 Prison Dimensionnelle1 Force du Miroir2 Rivalité des Seigneurs de Guerre1 Hommage TorrentielVoici sont deck Dark Signerelle que ce deck turboMONSTRE3 Bouclier Divin le Chevalier Magique3 Esprit de la Terre Immortelle, Aslla Piscu3 Ténèbra, Demoiselle de Fortune2 Gaïa, Demoiselle de Fortune2 Furie, Demoiselle de Fortune3 Lumina, Demoiselle de Fortune2 Ondine, Demoiselle de Fortune2 Zéphyria, Demoiselle de Fortune1 Marshmallon1 Chasse Ciel FantômeMAGIE DE VITESSE1 Magie de vitesse-Démon du Sanctuaire3 Magie de vitesse-Flammes du Jugement Dernier1 Magie de vitesse-Violent Orage1 Magie de vitesse-Typhon d'Espace MistyquePIÈGES1 Trappe sans fond1 Appel de l'Etre Hanté2 Dispositif d'Evacuation Forcé2 Pot-de-Vin du Temple Maudit2 Fortune Familial3 Transporteur Interdimensionnel de Matière1 Force du MiroirDeck Misty TredwellElle pourrait avoir un nom moins difficile a prononcer mais tant pisMONSTRE1 Reine Dragon de la Destinée Tragique3 Esprit de la Terre Immortel Ccarayhua le nom de son ETI est pareil que sont nom3 Protectrice Reptilia 3 Gorgone Reptilia 2 Meduse Reptilia 2 Naga Reptilia 3 Vipère Reptilia 1 Servante Reptilia 3 Scylla Reptilia 2 Vaskii Reptilia EXTRA DECK3 Lamia ReptiliaVoila c'est son seul attaque des Phéromones2 Fardeau du Puissant1 Tornade Géante3 Mausolée de l'Empereur1 Zone de Plasma Mystique1 typhon d'Espace Mystique1 Rage Reptilia3 Créature Reptilia 2 Solidarité1 Renaissance de la VipèrePIÈGES2 WabokuDeck Rex GodwinVoici son 1er deck sur 31 Deck normal1 Deck turbo1 Autre deck normalMONSTRE2 Apocatequil3 Esprit de la Terre immortel Wiraqocha rasca2 Fourmi de feu Ascator3 Germe Géant2 Tomate Mystique2 Oracle du Soleil1 Sangan1 Moissonneur d'Esprit2 Supay1 Idole TristeMAGIES1 Livre de la Lune1 Control Cérébral1 Tornade des Esprit de la Terre1 Barrière de Terrain1 Flammes du Jugement Dernier3 Mausolée de l'Empereur1 Typhon d'Espace Mystique1 Épée de Révélation de la Lumière2 Terra FormationPIÈGES2 Trappe sans fond2 Prison Dimensionnel1 fissure des Esprit de la Terre1 attaque d'Icare1 Éruption Solaire1 Force du Miroir1 offrande aux ImmortelEXTRA DECK3 Quilla le Dragon de la Lune3 Inti le Dragon du SoleilSon deck turbo MONSTRE1 Apocatequil2 Double Coston3 Esprit de la Terre immortel Wiraqocha rasca3 Germe Géant2 Tomate Mystique2 Oracle du Soleil1 Chasse Ciel Fantôme1 Sangan3 Fourmi de feu Ascator1 Moissoneur d'Esprit2 Supay1 Idole TristeMAGIE DE VITESSE1 Magie de Vitesse-Invitation des Ténèbres1 Magie de Vitesse-Le livre de la Lune1 Magie de Vitesse-Control Cérébral1 Magie de Vitesse-Tornade des Esprit de la Terre1 Magie de Vitesse-Flamme du Jugement Dernier1 Magie de Vitesse-Bourse des Âmes1 Magie de Vitesse-Typhon d'Espace MystiquePIÈGES2 Trappe sans fond1 Appel de l'Etre Hanté1 Pot-de-Vin du Temple Maudit2 Prison Dimensionnel1 Fissure des Esprit de la Terre1 Attaque d'Icare1 Éruption Solaire1 Force du Miroir1 Offrandes aux ImmortelSon dernier deck qui est sensé être le plus fortMONSTRE1 Hibou de Chance3 Abeille Cuirassée2 Simorgh des Ténèbres1 Roi Alector,Oiseau Divin3 Esprit de la Terre immortel Wiraqocha rasca3 germe Géant2 Colibri Aérien,Néo Spacien2 Chasse ciel Fantôme2 Guerrier Ardoise1 Moissoneur d'EspritMAGIE1 Le Livre de la Lune1 Tornade des Esprits de la Terre1 Barrière de Terrain1 Flamme du Jugement Dernier3 Mausolée de l'Empereur1 Typhon d'Espace Mystique1 Destruction Terrestre1 Épée de Révélation de la Lumière1 Terra Formation1 Tourbillon1 Evolution InstablePIÈGES1 Trappe sans fond1 Appel de l'Etre Hanté1 Pot-de-Vin du Temple Maudit1 Prison Dimensionnel2 Attaque d'Icare1 Force Du MiroirDeck BlisterVoici son deck méchabotMONSTRE3 Commandant Covington3 Défenseur Méchabot2 Force Méchabot1 Forteresse Méchabot2 Ravitailleur Méchabot3 Médiateur Méchabot3 Sniper Méchabot3 Soldat Méchabot2 Recycleur de FérailleMAGIES3 Combinaison d'Attaque2 Base de la Ligne de Front1 Limiter Removal3 Unité Cuirassé Méchabot2 TourbillonPIÈGES1 Union en Formation2 Lancement!2 Rugissement Menaçant1 Brouilleur de Piège1 Paralysateur de PiègesDeck de GreigerMonstres2 Bombe Noir2 Sphère Explosive1 Cyber Dragon3 Esprit de la Terre Immortel Chacu Challhua1 Forteresse Volante FEU DU CIEL3 Espion des Protecteurs du Tombeau1 Garde des Protecteurs du Tombeau2 Chasse-Ciel Fantôme2 Réacteur de Magie-Ciel1 Moissonneur d'Esprit1 Réacteur d'Invocation-FEU3 Réacteur de Pieges-DUMagiesde Vitesse1 Magies de Vitesse-Controle Cérébrale1 Magies de Vitesse-Sanctuaire du Démon2 Magies de Vitesse-Flamme du Jugement Dernier1 Magies de Vitesse-Fissure1 Magies de Vitesse-Violent Orage1 Magies de Vitesse-Typhon d'Espace Mistique1 Magies de Vitesse-Bourses des AmesPieges2 Trappe sans fond1 Appel de l'Être hanté2 Pot-de-vin du Temple Maudit2 Prison Dimensionnelle1 Explosion Factice1 Force de Miroir1Mur de Lumière Révélatrice Type Jeux Collection TCG Yu-Gi-Oh Fabricant Konami Date de sortie 12 November 2009 Matière Dimensions Code EAN Description Tous les Duellistes peuvent passer à la vitesse supérieure avec Pouvoir de la Poussière d'Etoile sortie de novembre 2009 pour le Jeu de Cartes à Collectionner Yu-Gi-Oh! 5D!Pouvoir de la Poussière d'Etoile contient des monstres issus des 3 séries animées de Yu-Gi-Oh!, inclus “Guardien Eatos” de Yu-Gi-Oh! classique, “Monde Transparent” de Yu-Gi-Oh! GX, et des dizaines de nouvelles cartes de Yu-Gi-Oh! de la Poussière d'Etoile intéressera tout le monde. Les fans des pactisants des Ténèbres qui trouveront de nouveaux Esprits de la Terre Immortel et les Dame de Fortune, ainsi que leurs nouveaux monstres les Reptilia et pour lutter contre les forces des Ténèbres, les nouveaux monstres des pactisants, tel que “Guerrier Maximum,” “ Aile Noir - Vent d'Argent le Suprême” et l'impressionnant “ Dragon des Étoiles Majestueux ” avec ses 3800 Points d'Attaque!Pouvoir de la Poussière d'Etoile comprend également de nouveaux Koa’ki Meiru, Cartes Rituelles, monstres Gémeaux, Synchros, et bien d'autres de la Poussière d'Etoile contient 100 cartes48 Cartes Communes 8120 Cartes Rare 1114 Cartes Super Rare 1510 Cartes Ultra Rare 112 Tendance Goodies Le seul beau temps est le mauvais temps BadgePar NielsHillerLe seul beau temps est le mauvais temps BadgePar STdesignsLe seul bon temps est le mauvais temps BadgePar STdesignsLe seul beau temps est le mauvais temps - Météorologue Storm Chaser Meteorology BadgePar anasseinAprès le mauvais temps vient le beau temps BadgePar Black-Edition-DIl est temps de changer BadgePar TizizaLe temps file BadgePar LarryShanteLe changement est mauvais BadgePar Necktonic-StoreLe changement est mauvais BadgePar Necktonic-StoreUne fois de temps en temps, quelqu'un d'incroyable vient seul et me voici BadgePar Mayelshehawydonnez-vous le temps de grandir BadgePar M-PshopHomme d'aventure sur le sac à dos de randonnée au coucher du soleil de montagne seul dans le temps de la nature BadgePar RubelrirTemps sur l'île aux grenouilles BadgePar MaooKingFou de randonnée BadgePar byArtistsimplement passer du temps au soleil - T-shirt BadgePar HMD BERRICHIsimplement passer du temps au soleil - T-shirt BadgePar HMD BERRICHIC'est un mauvais garçon BadgePar AshmariaHousefilles qui touchent le coeur BadgePar soni80Les mauvais choix font de bonnes histoires BadgePar ErenYeager11Les mauvais choix font de bonnes histoires BadgePar Robert J Les mauvais choix font de bonnes histoires BadgePar Robert JGrâce à nous, chaque jour est jour est beau grâce à nous BadgePar ONbest ⭐⭐⭐⭐⭐Les mauvais choix font de bonnes histoires BadgePar ayarstoreLes mauvais choix font de bonnes histoires BadgePar cassidyrtios13Les mauvais choix font de bonnes histoires BadgePar BrikzzJe suis un coach pour gagner du temps Je suppose que je ne me trompe jamais BadgePar Badrmarfakmauvais choix faire de bonnes histoires BadgePar Rodangoshop ⭐⭐⭐⭐⭐5419Vous seul pouvez réaliser vos rêves BadgePar TreeOfLyfeVous seul pouvez réaliser vos rêves BadgePar TreeOfLyfefilles qui touchent le cœur noir et blanc BadgePar soni80Bonnes vibrations, minuterie d'été, pas de mauvais jours La plage BadgePar HollovLes mauvais choix font de bonnes histoires BadgePar moe121992Bonnes vibrations, minuterie d'été, pas de mauvais jours La plage BadgePar Hollov Nouveau Punk Rock Mauvais Chemin BadgePar The World of DesignLe travail est entre de bonnes mains BadgePar CorrojaBeau design dans de superbes couleurs et une phrase positive BadgePar yolandeuprlp19Les mauvais choix font de bonnes histoires, citation drôle BadgePar LC-SHOPj'aime ma super maman BadgePar scrabbles shopACHETEZ-LE MAINTENANT OU PERDEZ-LE POUR TOUJOURS BadgePar Mary J WhaleyMa femme est la meilleure récompense BadgePar AugfiTout est connecté BadgePar jamalazakMon outie connaît un beau rocher d'un simple. BadgePar mlailiesLA VIE EST MEILLEURE AVEC L'ARBRE BadgePar FalaqCollectionta place est avec moi BadgePar hlimdesignMa femme est mexicaine, rien ne me fait peur BadgePar mlailiesta place est avec moi BadgePar hlimdesignTa place est avec moi. BadgePar hlimdesignCitations de motivation sur la longue durée de vie, les mauvais choix font de bonnes histoires BadgePar most2000Ensemble, sauvons le monde BadgePar LiveMagicheal84quel est l'homme d'origine BadgePar Sunofra180Vous êtes le produit BadgePar thoufeeqmu19Tout ce qui est fait dans ce monde est fait par l'espoir Citation BadgePar quotation3Génial comme ma plus jeune fille Drôle Vintage Fête des Pères BadgePar Rosstom ⭐⭐⭐⭐⭐Génial comme ma plus jeune fille Drôle Vintage Fête des Pères BadgePar Rosstom ⭐⭐⭐⭐⭐Sois belle comme maman BadgePar AiramAestheticsLe pouvoir en chiffres BadgePar Necktonic-StoreLe pouvoir en chiffres BadgePar Necktonic-Storela classe est passée si vite BadgePar classybyclassyLe pouvoir en chiffres BadgePar Necktonic-StoreLe pouvoir en chiffres BadgePar Necktonic-StoreFleurit dans le noir BadgePar NouraouiÊtre vous est votre superpuissance BadgePar TreeOfLyfeÊtre vous est votre superpuissance BadgePar TreeOfLyfeDogecoin est ce dont nous avons besoin BadgePar tristyle1Le monde est un meilleur endroit avec vous dedans Vintage tendance BadgePar tapperasborupxqCertaines choses sont trop grosses pour être vues BadgePar Hello5050Tout le monde sait BadgePar OnefjefLe jeu est une ligne de vie pour les joueurs BadgePar Frenco ⭐⭐⭐⭐⭐Tout ce que tu peux imaginer est réel BadgePar TeamHashtagAprès tout est dit et soleil BadgePar ALIEXE2021LA VIE EST TROP COURTE POUR VIVRE BadgePar perfectsketch83Votre vérité personnelle est votre cadeau au monde. BadgePar hlimdesignVotre vérité personnelle est votre cadeau au monde. BadgePar hlimdesignVotre vérité personnelle est votre cadeau au monde. BadgePar hlimdesignL'Internet est plein Go Away! BadgePar arteegoodsDRÔLE TROP MAUVAIS JE M'EN FAIS T-SHIRT DRÔLE T-SHIRT COOL D'ÉTÉ SASSY UN PEU DE CLASSE CADEAU À CAPUCHE POUR UN AMI BadgePar CAFE BREAK ☕☕DRÔLE TROP MAUVAIS JE M'EN FAIS T-SHIRT DRÔLE T-SHIRT COOL D'ÉTÉ SASSY UN PEU DE CLASSE CADEAU À CAPUCHE POUR UN AMI BadgePar CAFE BREAK ☕☕DRÔLE TROP MAUVAIS JE M'EN FAIS T-SHIRT DRÔLE T-SHIRT COOL D'ÉTÉ SASSY UN PEU DE CLASSE CADEAU À CAPUCHE POUR UN AMI BadgePar CAFE BREAK ☕☕Green Drive à travers le monde conçoit BadgePar LiveMagicheal84Fait comme vous souhaiteriez le voir fait BadgePar majdjordanNotre océan est en train de mourir BadgePar LiveMagicheal84Un chien est la seule chose sur terre qui vous aime plus que vous-même BadgePar Shop 4uUn chien est la seule chose sur terre qui vous aime plus que vous-même BadgePar Shop 4uUNE VIE EST UNE CHANCE POUR VOUS D'EN FAIRE UNE NOUVELLE BadgePar hlimdesignUNE VIE EST UNE CHANCE POUR VOUS D'EN FAIRE UNE NOUVELLE BadgePar hlimdesignUn chien est la seule chose sur terre qui vous aime plus que vous-même BadgePar Shop 4uPour le monde, vous n'êtes peut-être qu'une seule personne. mais pour nous tu es le monde BadgePar CorrojaUNE VIE EST UNE CHANCE POUR VOUS D'EN FAIRE UNE NOUVELLE BadgePar hlimdesignVous pouvez le faire merci docteurs BadgePar majdjordanj'aime mon beau chat et mon chat m'aime BadgePar KA-shirtsJ'aime ma mère plus que le jeu vidéo BadgePar LululikesUDieu nous aime, mais le diable s'y intéresse. BadgePar hlimdesignDieu nous aime, mais le diable s'y intéresse. BadgePar hlimdesignDieu nous aime, mais le diable s'y intéresse. BadgePar hlimdesignJ'aime ma maman plus que le jeu vidéo BadgePar LululikesULe printemps de fleurs minimales mignonnes roses arrive BadgePar MoonieKiddoProfiter de la vie manger sainement BadgePar aminet2022Maman - Fais-le comme maman te l'a dit BadgePar JOSEPHARTUSLe bonheur vient dans la vie continue BadgePar Necktonic-StoreLe bonheur vient dans la vie continue BadgePar Necktonic-StoreÊtre un adulte est épuisant BadgePar kasabiaDieu est dans les détails BadgePar PinselArtsUn meilleur ami est quelqu'un qui vous aime quand vous oubliez de vous aimer BadgePar Shop 4uUne mauvaise journée de pêche bat le travail BadgePar TeamHashtagCommencez votre journée avec le sourire, commencez, jour, souriez BadgePar ArtManiaGRFKJe suis toujours d'humeur pour la pizza BadgePar Hollov REPRISE DE CHATTERTON EN DÉCEMBRE 1857 Une des vives impressions de notre jeunesse a été la première représentation de Chatterton qui eut lieu, comme chacun sait, le 12 février 1835. Aussi, l’autre soir, en nous rendant au Théâtre-Français, éprouvions-nous une certaine inquiétude, à laquelle le talent de M. Alfred de Vigny n’avait aucune part, hâtons-nous de le dire ; c’était de nous-même que nous doutions. — Allions-nous retrouver l’émotion des jeunes années, le naïf et confiant enthousiasme, la consonnance parfaite avec l’œuvre, tous les sentiments qui nous animaient alors ? — Quand l’âge est venu, un grand poëte l’a dit, il ne faut revoir ni les opinions ni les femmes qu’on aimait à vingt ans. Nos admirations ont été plus heureuses. Chatterton, lorsqu’il fut joué, se séparait plus encore qu’aujourd’hui de la manière en vogue. C’était le temps du drame historique, shakspearien, chargé d’incidents, peuplé de personnages, enluminé de couleur locale, plein de fougue et de violence ; la bouffonnerie et le lyrisme s’y coudoyaient selon la formule prescrite ; la marotte des fous de cour faisait tinter ses grelots, et la bonne lame de Tolède, tant raillée depuis, frappait d’estoc et de taille. Dans Chatterton, le drame est tout intime et ne se compose que d’une idée ; de fait, d’action, il n’y en a pas, si ce n’est le suicide du poëte deviné dès le premier mot. Aussi ne croyait-on pas l’œuvre possible au théâtre ; cependant, contre la prévision des habiles, le succès fut immense. La jeunesse de ce temps-là était ivre d’art, de passion et de poésie ; tous les cerveaux bouillaient, tous les cœurs palpitaient d’ambitions démesurées. Le sort d’Icare n’effrayait personne. Des ailes ! des ailes ! des ailes ! s’écriait-on de toutes parts, dussions-nous tomber dans la mer ! Pour tomber du ciel, il faut y être monté, ne fût-ce qu’un instant, et cela est plus beau que de ramper toute sa vie sur la terre. Cette exaltation peut sembler bizarre à la génération qui a maintenant l’âge que nous avions alors, mais elle était sincère, et plusieurs l’ont prouvé sur qui, depuis longtemps, l’herbe pousse épaisse et verte. Le parterre devant lequel déclamait Chatterton était plein de pâles adolescents aux longs cheveux, croyant fermement qu’il n’y avait d’autre occupation acceptable sur ce globe que de faire des vers ou de la peinture, — de l’art, comme on disait, — et regardant les bourgeois avec un mépris dont celui des renards d’Heidelberg ou d’Iéna pour les philistins approche à peine. Les bourgeois ! c’était à peu près tout le monde ; les banquiers, les agents de change, les notaires, les négociants, les gens de boutique et autres, quiconque ne faisait pas partie du mystérieux cénacle et gagnait prosaïquement sa vie. Jamais telle soif de gloire ne brûla des lèvres humaines. Quant à l’argent, l’on n’y pensait pas. Plus d’un alors, comme dans ce concours de professions impossibles que raconte Théodore de Banville avec une ironie si résignée, aurait pu s’écrier sans mentir Moi, je suis poète lyrique, et je vis de mon état ! » Lorsqu’on n’a pas traversé cette époque folle, ardente, surexcitée, mais généreuse, on ne peut se figurer à quel oubli de l’existence matérielle l’enivrement, ou si l’on veut l’infatuation de l’art poussa d’obscures et frêles victimes qui aimèrent mieux mourir que de renoncer à leur rêve. — L’on entendait vraiment dans la nuit craquer la détonation des pistolets solitaires. Qu’on juge de l’effet que produisit dans un pareil milieu le Chatterton de M. Alfred de Vigny, auquel, si l’on veut le comprendre, il faut restituer l’atmosphère contemporaine. Le noble auteur que sa position personnelle mettait à l’abri de semblables infortunes se préoccupa toujours du sort que la société fait aux poëtes. Cette idée est développée tout au long dans Stello ou les consultations du Docteur noir, dont Chatterton n’est qu’un épisode repris et remanié pour la scène. Avec quelle sympathie nerveuse, quelle sensibilité féminine, quelle chaleureuse pitié M. de Vigny comprend et déplore les souffrances de ces âmes délicates froissées par le contact brutal des choses ! comme il réclame pour elles la vie et la rêverie, c’est-à-dire le pain et le temps ; en l’écoutant on lui donne raison, tellement sa voix est éloquente, et cependant qui jugera si le poète est vraiment un poète et si la société doit le nourrir oisif jusqu’à ce que l’inspiration lui descende du ciel ? — En croira-t-on les affirmations de l’orgueil ou les avis de la critique, et le bruit populaire ? Mais arrivé là, déjà l’écrivain n’a plus besoin d’aide. — Personne a-t-il jamais strictement vécu de sa poésie, excepté ceux qui en sont morts ? nous ne le pensons pas. La poésie n’est pas lin état permanent de l’âme. Les mieux doués ne sont visités par le dieu que de loin en loin ; la volonté n’y peut rien ou presque rien. Seul parmi les ouvriers de l’art, le poète ne saurait être laborieux, son travail ne dépend pas de lui ; aucun — nous le disons sans crainte d’être contredit, même par les illustres — n’est certain le matin d’avoir fini le soir la pièce de vers qu’il commence, n’eût-elle que quelques strophes. Il faut rester accoudé à son pupitre et attendre que de l’essaim confus des rimes une se détache et vienne se poser au bord de l’écritoire, ou bien il faut se lever et poursuivre dans les bois ou par les rues la pensée qui se dérobe. Les vers se font de rêverie, de temps et de hasard ; avec une larme ou un rayon, avec un parfum ou un souvenir. Une stance abandonnée dans un coin de la mémoire comme une larve entourée de sa coque s’anime tout à coup et s’envole en battant des ailes ; son temps d’éclosion était venu. Au milieu d’une occupation toute différente ou d’un entretien sérieux, une bouche invisible vous souffle à l’oreille le mot qui vous manquait, et l’ode en suspens depuis plusieurs mois est achevée. Comment apprécier et surtout rémunérer un pareil labeur ? L’idée d’un poète exclusivement poëte et vivant de son œuvre ne peut donc se soutenir. — De ce que certaines œuvres poétiques ont été chèrement payées, il ne faudrait même pas en inférer que leurs auteurs eussent pu se suffire toujours avec cette ressource, ce n’est qu’un accident et encore tout moderne, dû à des motifs qu’il ne serait pas difficile de préciser et qui n’ont aucun rapport avec la poésie pure. M. Alfred de Vigny, nous le savons, ne pose pas Chatterton comme une généralité, mais comme une douloureuse exception. Ce malheureux enfant n’aurait jamais pu se résigner à la vie, le pain ne lui eût-il pas manqué, et il se sérail enveloppé, pour y mourir, dans son orgueil solitaire. Quand la toile, en se levant, nous a laissé voir le décor un peu effacé par le temps, avec ses boiseries brunes, ses vitrages verdâtres et cette rampe d’escalier en bois sur laquelle glissait, au dénoûment, le corps brisé de Kitty Bell, nous avons vainement cherché Joanny sur la chaise du quaker, et de l’autre côté la pauvre madame Dorval. Seul, Geffroy, pâle, vêtu de noir, se tenait debout au milieu de la scène, vieilli, comme tout le monde, de vingt-deux ans, ce qui est peut-être beaucoup pour un poète qui n’en avait que dix-huit, mais conservant le vrai esprit de l’époque, le sens intime de l’œuvre, déjà en partie perdu, l’aspect amer, romantique et fatal dont on raffolait en 1835. Le commencement de la pièce a paru un peu froid, surtout aux spectateurs de la génération actuelle, dont les préoccupations sont si différentes de celles qui nous agitaient alors. John Bell, l’exact, le positif, le juste selon la loi, avec ses raisonnements pratiques et à peu près irréfutables, excitait autrefois une répulsion violente ; on le haïssait comme un traître de mélodrame tout chargé de noirceurs et de crimes, et lorsque, Barbe-Bleue commercial, il demandait compte à sa femme des quelques livres non justifiées sur le registre, un frisson de terreur parcourait la salle. On avait peur de lui voir décapiter la tremblante Kitty Bell avec le tranchant d’une règle plate. Plus d’une jeune femme romantique, au teint d’opale, aux longues boucles anglaises, tournait les yeux mélancoliquement vers son mari, classique, bien nourri et vermeil, comme pour attester la ressemblance. Maintenant John Bell, qui ne veut pas qu’on détruise ses mécaniques et prétend qu’il faut payer par un travail assidu son écot au banquet de la vie, ou se lever de table si l’on n’a pas d’argent, rigide pour les autres comme il l’a été pour lui-même, semble le seul personnage raisonnable de la pièce. Le quaker, malgré ses excellentes intentions, radote un peu et fait l’effet sur sa chaise d’un patriarche en enfance. Kitty Bell aime chastement un jeune homme qui n’a pas un penny, ne fait que des vers et se promène en gesticulant ou en déclamant, maigre sous son mince habit noir râpé. Aucune femme ne la comprend, et les jeunes filles mêmes la trouvent absurde, elles dont l’idéal descend d’un coupé, en brodequins claqués, en gants de Suède, le cigare aux lèvres et le porte-monnaie bourré de billets et de napoléons. En 1835, cela paraissait tout simple d’aimer Chatterton ; mais aujourd’hui comment s’intéressera un particulier qui ne possède ni capitaux, ni rentes, ni maisons, ni propriétés au soleil, et qui ne veut pas même accepter de place, sous prétexte qu’il a écrit la Bataille d’Hastings, composé quelques pastiches de vieilles poésies en style anglo-saxon, et qu’il est un homme de génie ? Le lord-maire et les jeunes seigneurs en frac écarlate ont paru bien bons enfants de s’occuper de ce sauvage maniaque et de le venir relancer avec cette persistance. On n’y fait pas tant de façons à notre époque, et les lords montent peu l’escalier des mansardes, où les poëtes peuvent du moins mourir de faim en paix, si tel est leur bon plaisir, car du moment que l’on cesse d’être poëte, il faut le dire, la vie redevient possible. Cependant l’émotion lentement préparée est arrivée enfin, lorsqu’on a vu cette chambre nue et froide, à peine éclairée par une lampe avare et dans laquelle la lune plongeait par les carreaux brouillés avec son regard blanc et son visage de morte, — triste et seule compagne d’une âme à l’agonie, inspiratrice défaillante d’un travail convulsivement découragé. Cet étroit grabat, plus semblable à un cercueil qu’à un lit, plus fait pour le cadavre que pour le corps, au bord duquel Chatterton veut forcer sa pensée vierge à se donner pour de l’argent comme une courtisane, a produit un effet sinistre. Plus d’un écrivain, dans la salle, a pu reconnaître là le tableau, exagéré sans doute, mais foncièrement vrai, de ses lassitudes, de ses luttes intérieures et de ses abattements. Oui, certes, il est dur, lorsque la Chimère vous sourit, de son sourire langoureusement perfide, vous caresse de ses yeux qui promettent l’amour, le bonheur et la gloire par des scintillations étranges, vous fouette le front du vent de ses ailes en partance pour l’infini et vous laisse mettre familièrement la main sur sa croupe de lionne, de la laisser s’envoler seule, dépitée et méprisante comme une femme dont on n’a pas compris l’aveu et de s’atteler piteusement à la lourde charrette de quelque besogne commandée. — Mais qu’y faire ? — Se rattacher à quelque devoir, à quelque amour, à quelque dévouement, traduire le prix de ce travail rebutant en sécurité, en bien-être, en aisance pour des têtes chères, et sacrifier courageusement son orgueil sur l’autel du foyer domestique. Eh bien, vous ne serez ni Homère, ni Dante, ni Shakspeare ; l’eussiez-vous été même en ne faisant que des vers ? — Le fâcheux de la chose, c’est que Pégase — comme on le voit dans la ballade de Schiller — n’est jamais, même lorsqu’il se résigne, un bien bon cheval de labour ; il trace quelques sillons droits, puis s’emporte, ouvre ses immenses ailes, casse ses traits, ou, s’il ne le peut, enlève avec lui le laboureur et la charrue, quitte à les laisser tomber plus loin brisés en mille pièces. En somme, la poésie est un don fatal, une sorte de malédiction pour celui qui le reçoit en naissant, — une grande fortune même n’empêche pas toujours le poëte d’être malheureux ; l’exemple de Byron le prouve assez. Le dénoûment a remué les spectateurs comme aux premiers jours. — La passion la plus extrême et la plus pure y palpite d’un bout à l’autre. — Il ne s’agit plus ici de littérature ni de poésie. Chatterton, dès qu’il s’est décidé à mourir, redevient un homme et cesse d’être une abstraction. Du cerveau, le drame descend au cœur ; l’amour contenu éclate ; la mort est en tiers dans l’entrevue suprême ; et quand les lèvres de Chatterton effleurent le front immaculé de Ketty Bell, à ce premier et dernier baiser, la pauvre femme comprend que le pâle jeune homme va mourir. John Bell peut appeler tant qu’il voudra avec sa grosse voix, la timide créature ne répondra pas, et du seuil de la chambre funèbre glissera sur la rampe de l’escalier pour tomber à genoux et cacher sa tête innocemment coupable entre les feuillets humides de sa Bible. La figure de Kitty Bell, cette angélique puritaine, cette terrestre sœur d’Éloa, est dessinée avec la plus idéale pureté. Quel chaste amour ! quelle passion voilée et contenue ! quelle susceptibilité d’hermine ! À peine au moment suprême son secret se trahit-il dans un sanglot de désespoir. — On sait que ce rôle fut un des triomphes de madame Dorval ; jamais peut-être cette admirable actrice ne s’éleva si haut ; quelle grâce anglaise et timide elle y mettait ! comme elle manégeait maternellement les deux babies, purs intermédiaires d’un amour inavoué ! Quelle douce charité féminine elle déployait envers ce grand enfant de génie mutiné contre le sort ! De quelle main légère elle tâchait de panser les plaies de cet orgueil souffrant ! Quelles vibrations du cœur, quelles caresses de l’âme dans les lentes et rares paroles qu’elle lui adressait, les yeux baissés, les mains sur la tête de ses deux chers petits comme pour prendre des forces contre elle-même ! Et quel cri déchirant à la fin, quel oubli, quel abandon lorsqu’elle roulait, foudroyée de douleur, au bas de ces marches montées par élans convulsifs, par saccades folles, presque à genoux, les pieds pris dans sa robe, les bras tendus, l’âme projetée hors du corps qui ne pouvait la suivre ! Ah ! si Chatterton avait ouvert une dernière fois ses yeux appesantis par l’opium et qu’il eût vu cette douleur éperdue, il serait mort heureux, sûr d’être aimé comme personne ne le fut, et de ne pas attendre longtemps là-bas l’âme sœur de la sienne. Moniteur, 14 décembre 1857. Mets-toi sur ton séant, lève tes yeux, dérange Ce drap glacé qui fait des plis sur ton front d'ange, Ouvre tes mains, et prends ce livre il est à toi. Ce livre où vit mon âme, espoir, deuil, rêve, effroi, Ce livre qui contient le spectre de ma vie, Mes angoisses, mon aube, hélas ! de pleurs suivie, L'ombre et son ouragan, la rose et son pistil, Ce livre azuré, triste, orageux, d'où sort-il ? D'où sort le blême éclair qui déchire la brume ? Depuis quatre ans, j'habite un tourbillon d'écume ; Ce livre en a jailli. Dieu dictait, j'écrivais ; Car je suis paille au vent. Va ! dit l'esprit. Je vais. Et, quand j'eus terminé ces pages, quand ce livre Se mit à palpiter, à respirer, à vivre, Une église des champs, que le lierre verdit, Dont la tour sonne l'heure à mon néant, m'a dit Ton cantique est fini ; donne-le-moi, poëte. - Je le réclame, a dit la forêt inquiète ; Et le doux pré fleuri m'a dit - Donne-le-moi. La mer, en le voyant frémir, m'a dit - Pourquoi Ne pas me le jeter, puisque c'est une voile ! - C'est à moi qu'appartient cet hymne, a dit l'étoile. - Donne-le-nous, songeur, ont crié les grands vents. Et les oiseaux m'ont dit - Vas-tu pas aux vivants Offrir ce livre, éclos si loin de leurs querelles ? Laisse-nous l'emporter dans nos nids sur nos ailes ! - Mais le vent n'aura point mon livre, ô cieux profonds ! Ni la sauvage mer, livrée aux noirs typhons, Ouvrant et refermant ses flots, âpres embûches ; Ni la verte forêt qu'emplit un bruit de ruches ; Ni l'église où le temps fait tourner son compas ; Le pré ne l'aura pas, l'astre ne l'aura pas, L'oiseau ne l'aura pas, qu'il soit aigle ou colombe, Les nids ne l'auront pas ; je le donne à la tombe. II Autrefois, quand septembre en larmes revenait, Je partais, je quittais tout ce qui me connaît, Je m'évadais ; Paris s'effaçait ; rien, personne ! J'allais, je n'étais plus qu'une ombre qui frissonne, Je fuyais, seul, sans voir, sans penser, sans parler, Sachant bien que j'irais où je devais aller ; Hélas ! je n'aurais pu même dire Je souffre ! Et, comme subissant l'attraction d'un gouffre, Que le chemin fût beau, pluvieux, froid, mauvais, J'ignorais, je marchais devant moi, j'arrivais. Ô souvenirs ! ô forme horrible des collines ! Et, pendant que la mère et la soeur, orphelines, Pleuraient dans la maison, je cherchais le lieu noir Avec l'avidité morne du désespoir ; Puis j'allais au champ triste à côté de l'église ; Tête nue, à pas lents, les cheveux dans la bise, L'oeil aux cieux, j'approchais ; l'accablement soutient ; Les arbres murmuraient C'est le père qui vient ! Les ronces écartaient leurs branches desséchées ; Je marchais à travers les humbles croix penchées, Disant je ne sais quels doux et funèbres mots ; Et je m'agenouillais au milieu des rameaux Sur la pierre qu'on voit blanche dans la verdure. Pourquoi donc dormais-tu d'une façon si dure Que tu n'entendais pas lorsque je t'appelais ? Et les pêcheurs passaient en traînant leurs filets, Et disaient Qu'est-ce donc que cet homme qui songe ? Et le jour, et le soir, et l'ombre qui s'allonge, Et Vénus, qui pour moi jadis étincela, Tout avait disparu que j'étais encor là. J'étais là, suppliant celui qui nous exauce ; J'adorais, je laissais tomber sur cette fosse, Hélas ! où j'avais vu s'évanouir mes cieux, Tout mon coeur goutte à goutte en pleurs silencieux ; J'effeuillais de la sauge et de la clématite ; Je me la rappelais quand elle était petite, Quand elle m'apportait des lys et des jasmins, Ou quand elle prenait ma plume dans ses mains, Gaie, et riant d'avoir de l'encre à ses doigts roses ; Je respirais les fleurs sur cette cendre écloses, Je fixais mon regard sur ces froids gazons verts, Et par moments, ô Dieu, je voyais, à travers La pierre du tombeau, comme une lueur d'âme ! Oui, jadis, quand cette heure en deuil qui me réclame Tintait dans le ciel triste et dans mon coeur saignant, Rien ne me retenait, et j'allais ; maintenant, Hélas !... - Ô fleuve ! ô bois ! vallons dont je fus l'hôte, Elle sait, n'est-ce pas ? que ce n'est pas ma faute Si, depuis ces quatre ans, pauvre coeur sans flambeau, Je ne suis pas allé prier sur son tombeau ! III Ainsi, ce noir chemin que je faisais, ce marbre Que je contemplais, pâle, adossé contre un arbre, Ce tombeau sur lequel mes pieds pouvaient marcher, La nuit, que je voyais lentement approcher, Ces ifs, ce crépuscule avec ce cimetière, Ces sanglots, qui du moins tombaient sur cette pierre, Ô mon Dieu, tout cela, c'était donc du bonheur ! Dis, qu'as-tu fait pendant tout ce temps-là ? - Seigneur, Qu'a-t-elle fait ? - Vois-tu la vie en vos demeures ? A quelle horloge d'ombre as-tu compté les heures ? As-tu sans bruit parfois poussé l'autre endormi ? Et t'es-tu, m'attendant, réveillée à demi ? T'es-tu, pâle, accoudée à l'obscure fenêtre De l'infini, cherchant dans l'ombre à reconnaître Un passant, à travers le noir cercueil mal joint, Attentive, écoutant si tu n'entendais point Quelqu'un marcher vers toi dans l'éternité sombre ? Et t'es-tu recouchée ainsi qu'un mât qui sombre, En disant Qu'est-ce donc ? mon père ne vient pas ! Avez-vous tous les deux parlé de moi tout bas ? Que de fois j'ai choisi, tout mouillés de rosée, Des lys dans mon jardin, des lys dans ma pensée ! Que de fois j'ai cueilli de l'aubépine en fleur ! Que de fois j'ai, là-bas, cherché la tour d'Harfleur, Murmurant C'est demain que je pars ! et, stupide, Je calculais le vent et la voile rapide, Puis ma main s'ouvrait triste, et je disais Tout fuit ! Et le bouquet tombait, sinistre, dans la nuit ! Oh ! que de fois, sentant qu'elle devait m'attendre, J'ai pris ce que j'avais dans le coeur de plus tendre Pour en charger quelqu'un qui passerait par là ! Lazare ouvrit les yeux quand Jésus l'appela ; Quand je lui parle, hélas ! pourquoi les ferme-t-elle ? Où serait donc le mal quand de l'ombre mortelle L'amour violerait deux fois le noir secret, Et quand, ce qu'un dieu fit, un père le ferait ? IV Que ce livre, du moins, obscur message, arrive, Murmure, à ce silence, et, flot, à cette rive ! Qu'il y tombe, sanglot, soupir, larme d'amour ! Qu'il entre en ce sépulcre où sont entrés un jour Le baiser, la jeunesse, et l'aube, et la rosée, Et le rire adoré de la fraîche épousée, Et la joie, et mon coeur, qui n'est pas ressorti ! Qu'il soit le cri d'espoir qui n'a jamais menti, Le chant du deuil, la voix du pâle adieu qui pleure, Le rêve dont on sent l'aile qui nous effleure ! Qu'elle dise Quelqu'un est là ; j'entends du bruit ! Qu'il soit comme le pas de mon âme en sa nuit ! Ce livre, légion tournoyante et sans nombre D'oiseaux blancs dans l'aurore et d'oiseaux noirs dans l'ombre, Ce vol de souvenirs fuyant à l'horizon, Cet essaim que je lâche au seuil de ma prison, Je vous le confie, air, souffles, nuée, espace ! Que ce fauve océan qui me parle à voix basse, Lui soit clément, l'épargne et le laisse passer ! Et que le vent ait soin de n'en rien disperser, Et jusqu'au froid caveau fidèlement apporte Ce don mystérieux de l'absent à la morte ! Ô Dieu ! puisqu'en effet, dans ces sombres feuillets, Dans ces strophes qu'au fond de vos cieux je cueillais, Dans ces chants murmurés comme un épithalame Pendant que vous tourniez les pages de mon âme, Puisque j'ai, dans ce livre, enregistré mes jours, Mes maux, mes deuils, mes cris dans les problèmes sourds, Mes amours, mes travaux, ma vie heure par heure ; Puisque vous ne voulez pas encor que je meure, Et qu'il faut bien pourtant que j'aille lui parler ; Puisque je sens le vent de l'infini souffler Sur ce livre qu'emplit l'orage et le mystère ; Puisque j'ai versé là toutes vos ombres, terre, Humanité, douleur, dont je suis le passant ; Puisque de mon esprit, de mon coeur, de mon sang, J'ai fait l'âcre parfum de ces versets funèbres, Va-t'en, livre, à l'azur, à travers les ténèbres ! Fuis vers la brume où tout à pas lents est conduit ! Oui, qu'il vole à la fosse, à la tombe, à la nuit, Comme une feuille d'arbre ou comme une âme d'homme ! Qu'il roule au gouffre où va tout ce que la voix nomme ! Qu'il tombe au plus profond du sépulcre hagard, A côté d'elle, ô mort ! et que là, le regard, Près de l'ange qui dort, lumineux et sublime, Le voie épanoui, sombre fleur de l'abîme ! V Ô doux commencements d'azur qui me trompiez, Ô bonheurs ! je vous ai durement expiés ! J'ai le droit aujourd'hui d'être, quand la nuit tombe, Un de ceux qui se font écouter de la tombe, Et qui font, en parlant aux morts blêmes et seuls, Remuer lentement les plis noirs des linceuls, Et dont la parole, âpre ou tendre, émeut les pierres, Les grains dans les sillons, les ombres dans les bières, La vague et la nuée, et devient une voix De la nature, ainsi que la rumeur des bois. Car voilà, n'est-ce pas, tombeaux ? bien des années, Que je marche au milieu des croix infortunées, Échevelé parmi les ifs et les cyprès, L'âme au bord de la nuit, et m'approchant tout près, Et que je vais, courbé sur le cercueil austère, Questionnant le plomb, les clous, le ver de terre Qui pour moi sort des yeux de la tête de mort, Le squelette qui rit, le squelette qui mord, Les mains aux doigts noueux, les crânes, les poussières, Et les os des genoux qui savent des prières ! Hélas ! j'ai fouillé tout. J'ai voulu voir le fond. Pourquoi le mal en nous avec le bien se fond, J'ai voulu le savoir. J'ai dit Que faut-il croire ? J'ai creusé la lumière, et l'aurore, et la gloire, L'enfant joyeux, la vierge et sa chaste frayeur, Et l'amour, et la vie, et l'âme, - fossoyeur. Qu'ai-je appris ? J'ai, pensif , tout saisi sans rien prendre ; J'ai vu beaucoup de nuit et fait beaucoup de cendre. Qui sommes-nous ? que veut dire ce mot Toujours ? J'ai tout enseveli, songes, espoirs, amours, Dans la fosse que j'ai creusée en ma poitrine. Qui donc a la science ? où donc est la doctrine ? Oh ! que ne suis-je encor le rêveur d'autrefois, Qui s'égarait dans l'herbe, et les prés, et les bois, Qui marchait souriant, le soir, quand le ciel brille, Tenant la main petite et blanche de sa fille, Et qui, joyeux, laissant luire le firmament, Laissant l'enfant parler, se sentait lentement Emplir de cet azur et de cette innocence ! Entre Dieu qui flamboie et l'ange qui l'encense, J'ai vécu, j'ai lutté, sans crainte, sans remord. Puis ma porte soudain s'ouvrit devant la mort, Cette visite brusque et terrible de l'ombre. Tu passes en laissant le vide et le décombre, Ô spectre ! tu saisis mon ange et tu frappas. Un tombeau fut dès lors le but de tous mes pas. VI Je ne puis plus reprendre aujourd'hui dans la plaine Mon sentier d'autrefois qui descend vers la Seine ; Je ne puis plus aller où j'allais ; je ne puis, Pareil à la laveuse assise au bord du puits, Que m'accouder au mur de l'éternel abîme ; Paris m'est éclipsé par l'énorme Solime ; La haute Notre-Dame à présent, qui me luit, C'est l'ombre ayant deux tours, le silence et la nuit, Et laissant des clartés trouer ses fatals voiles ; Et je vois sur mon front un panthéon d'étoiles ; Si j'appelle Rouen, Villequier, Caudebec, Toute l'ombre me crie Horeb, Cédron, Balbeck ! Et, si je pars, m'arrête à la première lieue, Et me dit Tourne-toi vers l'immensité bleue ! Et me dit Les chemins où tu marchais sont clos. Penche-toi sur les nuits, sur les vents, sur les flots ! A quoi penses-tu donc ? que fais-tu, solitaire ? Crois-tu donc sous tes pieds avoir encor la terre ? Où vas-tu de la sorte et machinalement ? Ô songeur ! penche-toi sur l'être et l'élément ! Écoute la rumeur des âmes dans les ondes ! Contemple, s'il te faut de la cendre, les mondes ; Cherche au moins la poussière immense, si tu veux Mêler de la poussière à tes sombres cheveux, Et regarde, en dehors de ton propre martyre, Le grand néant, si c'est le néant qui t'attire ! Sois tout à ces soleils où tu remonteras ! Laisse là ton vil coin de terre. Tends les bras, Ô proscrit de l'azur, vers les astres patries ! Revois-y refleurir tes aurores flétries ; Deviens le grand oeil fixe ouvert sur le grand tout. Penche-toi sur l'énigme où l'être se dissout, Sur tout ce qui naît, vit, marche, s'éteint, succombe, Sur tout le genre humain et sur toute la tombe ! Mais mon coeur toujours saigne et du même côté. C'est en vain que les cieux, les nuits, l'éternité, Veulent distraire une âme et calmer un atome. Tout l'éblouissement des lumières du dôme M'ôte-t-il une larme ? Ah ! l'étendue a beau Me parler, me montrer l'universel tombeau, Les soirs sereins, les bois rêveurs, la lune amie ; J'écoute, et je reviens à la douce endormie. VII Des fleurs ! oh ! si j'avais des fleurs ! si Je pouvais Aller semer des lys sur ces deux froids chevets ! Si je pouvais couvrir de fleurs mon ange pâle ! Les fleurs sont l'or, l'azur, l'émeraude, l'opale ! Le cercueil au milieu des fleurs veut se coucher ; Les fleurs aiment la mort, et Dieu les fait toucher Par leur racine aux os, par leur parfum aux âmes ! Puisque je ne le puis, aux lieux que nous aimâmes, Puisque Dieu ne veut pas nous laisser revenir, Puisqu'il nous fait lâcher ce qu'on croyait tenir, Puisque le froid destin, dans ma geôle profonde, Sur la première porte en scelle une seconde, Et, sur le père triste et sur l'enfant qui dort, Ferme l'exil après avoir fermé la mort, Puisqu'il est impossible à présent que je jette Même un brin de bruyère à sa fosse muette, C'est bien le moins qu'elle ait mon âme, n'est-ce pas ? Ô vent noir dont j'entends sur mon plafond le pas ! Tempête, hiver, qui bats ma vitre de ta grêle ! Mers, nuits ! et je l'ai mise en ce livre pour elle ! Prends ce livre ; et dis-toi Ceci vient du vivant Que nous avons laissé derrière nous, rêvant. Prends. Et, quoique de loin, reconnais ma voix, âme ! Oh ! ta cendre est le lit de mon reste de flamme ; Ta tombe est mon espoir, ma charité, ma foi ; Ton linceul toujours flotte entre la vie et moi. Prends ce livre, et fais-en sortir un divin psaume ! Qu'entre tes vagues mains il devienne fantôme ! Qu'il blanchisse, pareil à l'aube qui pâlit, A mesure que l'oeil de mon ange le lit, Et qu'il s'évanouisse, et flotte, et disparaisse, Ainsi qu'un âtre obscur qu'un souffle errant caresse, Ainsi qu'une lueur qu'on voit passer le soir, Ainsi qu'un tourbillon de feu de l'encensoir, Et que, sous ton regard éblouissant et sombre, Chaque page s'en aille en étoiles dans l'ombre ! VIII Oh ! quoi que nous fassions et quoi que nous disions, Soit que notre âme plane au vent des visions, Soit qu'elle se cramponne à l'argile natale, Toujours nous arrivons à ta grotte fatale, Gethsémani ! qu'éclaire une vague lueur ! Ô rocher de l'étrange et funèbre sueur ! Cave où l'esprit combat le destin ! ouverture Sur les profonds effrois de la sombre nature ! Antre d'où le lion sort rêveur, en voyant Quelqu'un de plus sinistre et de plus effrayant, La douleur, entrer, pâle, amère, échevelée ! Ô chute ! asile ! ô seuil de la trouble vallée D'où nous apercevons nos ans fuyants et courts, Nos propres pas marqués dans la fange des jours, L'échelle où le mal pèse et monte, spectre louche, L'âpre frémissement de la palme farouche, Les degrés noirs tirant en bas les blancs degrés, Et les frissons aux fronts des anges effarés ! Toujours nous arrivons à cette solitude, Et, là, nous nous taisons, sentant la plénitude ! Paix à l'ombre ! Dormez ! dormez ! dormez ! dormez ! Êtres, groupes confus lentement transformés ! Dormez, les champs ! dormez, les fleurs ! dormez, les tombes ! Toits, murs, seuils des maisons, pierres des catacombes, Feuilles au fond des bois, plumes au fond des nids, Dormez ! dormez, brins d'herbe, et dormez, infinis ! Calmez-vous, forêt, chêne, érable, frêne, yeuse ! Silence sur la grande horreur religieuse, Sur l'océan qui lutte et qui ronge son mors, Et sur l'apaisement insondable des morts ! Paix à l'obscurité muette et redoutée, Paix au doute effrayant, à l'immense ombre athée, A toi, nature, cercle et centre, âme et milieu, Fourmillement de tout, solitude de Dieu ! Ô générations aux brumeuses haleines, Reposez-vous ! pas noirs qui marchez dans les plaines ! Dormez, vous qui saignez ; dormez, vous qui pleurez ! Douleurs, douleurs, douleurs, fermez vos yeux sacrés ! Tout est religion et rien n'est imposture. Que sur toute existence et toute créature, Vivant du souffle humain ou du souffle animal, Debout au seuil du bien, croulante au bord du mal, Tendre ou farouche, immonde ou splendide, humble ou grande, La vaste paix des cieux de toutes parts descende ! Que les enfers dormants rêvent les paradis ! Assoupissez-vous, flots, mers, vents, âmes, tandis Qu'assis sur la montagne en présence de l'Être, Précipice où l'on voit pêle-mêle apparaître Les créations, l'astre et l'homme, les essieux De ces chars de soleil que nous nommons les cieux, Les globes, fruits vermeils des divines ramées, Les comètes d'argent dans un champ noir semées, Larmes blanches du drap mortuaire des nuits, Les chaos, les hivers, ces lugubres ennuis, Pâle, ivre d'ignorance, ébloui de ténèbres, Voyant dans l'infini s'écrire des algèbres, Le contemplateur, triste et meurtri, mais serein, Mesure le problème aux murailles d'airain, Cherche à distinguer l'aube à travers les prodiges, Se penche, frémissant, au puits des grands vertiges, Suit de l'oeil des blancheurs qui passent, alcyons, Et regarde, pensif, s'étoiler de rayons, De clartés, de lueurs, vaguement enflammées, Le gouffre monstrueux plein d'énormes fumées. Guernesey, 2 novembre 1855, jour des morts. A celle qui est restée en France Poèmes de Victor HugoCitations de Victor Hugo

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